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Romans

Vous trouverez ici les romans publiés sous le nom de Caroline Giraud. Si vous souhaitez voir les romans publiés sous le nom de Rodrigue Lancai, il va falloir se rendre dans l'autre catégorie. Les romans de Caroline Giraud se reconnaîtront facilement par leur couverture blanche sur laquelle sera posée une silhouette délimitant un paysage.


Masques est le résultat de cinq années de travail
En voici la mystérieuse 4ème de couverture:

Pascal est un Erudit. Calculer, c'est là toute sa vie : la distance entre les planètes, l'heure exacte à laquelle il doit partir du bureau pour aller chercher son fils à l'école. Sophie est une Noble. Qu'elle ait pu souhaiter travailler, écrire ou faire du sport n'a aucune importance. Cela ne lui est pas nécessaire : le bras de son époux, le roi, suffit à remplir sa haute existence. Scarlett est une Bohémienne. Du lever du soleil à la tombée de la nuit, le son de sa guitare piste les passants. Les trottoirs la connaissent, assise sur le chemin de tous et de chacun. Elle est la fille de la meilleure, la plus belle, la plus chère des prostituées de Paris. Son destin résonne dans sa voix : elle ne sera jamais rien d'autre que la fille de la prostituée. 
Eric Shimmer. L'un des Hackers. Ils se tiennent silencieusement à l'extérieur de la ville, une arme à la main, car ils n'ont pas le droit d'entrer. Ils aiment la guerre et le sang , on les croit fous... mais peut-être attendent-ils bien plus de leur combat. Ils veulent la liberté.

Masques coûte 15€ au format papier et 2.99€ au format numérique.
Vous pouvez le commander sur ces liens :


Et profiter de l'extrait exclusif que je vous propose:

Pascal ne comprenait même plus ce qui lui arrivait, pourquoi il était là, pourquoi tout le monde semblait attendre de lui des miracles.
« Il faut résoudre cette énigme. Il n’y a qu’un Erudit qui en serait capable. Surtout, ne laissez pas les Hackers vous en empêcher. »
Elle lui présenta le passage secret. Sa seule porte de sortie. Mais il ne bougea pas. Il ne pouvait détacher ses yeux de Licinia. Il en avait tant entendu parler, c’était la première fois qu’il la voyait de près, et il l’avait imaginée tout autrement. Mais c’était sa façon de l’observer, de le scruter même, son attitude toute entière envers lui qui le dérangeait. Eclairée par la seule lueur lointaine d’un lampadaire, elle mêlait sur son visage la sorcière et la déesse. Malgré tout, ce n’était qu’une Bohémienne. On le voyait au mauve de sa robe, à la couleur rouge sang de ses cheveux. Elle n’était qu’humaine. On le savait aux rides de son visage. Plus vieille qu’il ne l’aurait cru ; plus de cinquante ans sans doute.
Et elle ne devait plus avoir toute sa tête. D’abord, parler du Sphinx Irénée de cette façon, comme si une telle créature existait. Comme tout le monde, Pascal connaissait cette figure mythique, la gardienne des masques et d’Eidos, que les croyants appelaient aussi Âme du monde. Mais c’était, justement, un mythe. Et quand bien même elle aurait été réelle, cette créature était bien plus puissante que le commun des mortels. Les Hackers n’auraient jamais pu la capturer, comme ils le prétendaient. Il y avait des fous, parmi les Erudits, qui avaient pris ces légendes à la lettre, qui avaient cherché, fouillé le monde entier pour trouver une trace de ces masques magiques. Aucun n’avait jamais rien découvert. Et c’étaient les hommes les plus intelligents et les plus cultivés de la planète.
« Monsieur Sévada, est-ce que tout va bien ? Il faut que vous partiez le plus vite possible. Scarlett, viens…
— Mais c’est quelqu’un ! » Scarlett, toujours à la fenêtre, fixait les Hackers depuis un moment. Collée à la vitre, elle essayait de distinguer quelque chose. « Oui, c’est quelqu’un ! Regardez, les Hackers tiennent quelqu’un ! Ils l’ont poursuivi jusqu’ici…qu’est-ce qu’ils lui font ? » Pascal et Licinia la rejoignirent. Il y avait deux Hackers ; à leurs cris se mêlaient ceux d’une troisième silhouette qui se débattait dans leurs bras. Elle avait essayé de s’enfuir par la rue André Gill, mais c’était une impasse.
« C’est une femme !
— Partons avant qu’ils nous trouvent !
— Allez donc la sauver, vous. »
Les trois voix s’élevèrent, mais ce fut celle de Scarlett qui retint leur attention. Pascal souffla. Au contraire, Licinia approuva : « Nous ne pouvons pas la laisser comme ça. » Il fit comme s’il n’avait rien entendu. Malheureusement, il ne put échapper à ces yeux fixes et insistants.
« Quoi ? Est-ce que vous ne venez pas de me dire qu’il fallait résoudre votre énigme et délivrer le Sphinx Irénée au plus vite ? Allons-y, pendant qu’ils ont le dos tourné et qu’ils sont occupés à autre chose.
— Occupés à autre chose ? » Scarlett le gifla violemment. Licinia n’eut pas le temps de l’en empêcher. Pascal porta la main à sa joue, interdit. La jeune fille semblait regretter son geste, mais elle était rouge de colère. « Vous m’écœurez. Vous préférez laisser quelqu’un en danger plutôt que… que… pff. Je ne trouve même plus mes mots. Vous êtes lâche, malhonnête, infecte, et… ILS VONT LA TUER ! »
Une longue lame blanche venait d’apparaître dans la main d’un des Hackers. Par chance, le cri strident de Scarlett avait stoppé leur geste, laissant juste le temps à Pascal, en quelques secondes, de jeter un regard sur la scène, lâcher l’énigme et courir à l’extérieur, malgré tout. 



La Loi de Gaia est un roman dystopique très particulier.
Voici la 4ème de couverture :

Loi de Gaia, article 1
Les survivants du pays détruit par l'explosion nucléaire sont déchus de leur humanité et doivent porter un tatouage permettant de les identifier. Chaque tatouage représentera un animal symbolisant le crime commis. Un loup pour le meurtre, un lion pour le viol, un renard pour la torture et un tigre pour le rapt d'enfants. 
Article 2
Les tatoués seront distribués aux familles et amis des victimes pour leur permettre de se venger de leurs crimes. Un maître a tous les droits sur son tatoué, excepté celui de le tuer. Il peut le battre, l'exploiter, le revendre, l'enfermer, etc. 
Article 3
Toute atteinte d'un tatoué sur un civil sera punie par un emprisonnement à vie dans un camp de torture.

Paris croule sous les bombes et les fusillades depuis que Kagan Közul est revenu se venger de ceux qui l'ont injustement envoyé en prison cinq ans auparavant. Des trois coupables, il n'en reste plus que deux : Sarah et Milian se haïssent, mais à présent ils doivent survivre, ensemble. 

La Loi de Gaia coûte 15 euros au format papier et 2.99 euros au format numérique.
Pour commander, c'est ici :


Et bien sûr un extrait :

Tes bras me tirent en arrière. Ce n’est pas Kagan. Ce n’est que toi. Mais c’est toi qui me sauves, alors que les armes sont toujours dirigées sur moi, toi qui me protèges, qui te mets entre les partisans et moi. Tu recules, tu m’entraînes avec toi. Lui ne va pas me sauver… pas aujourd’hui… Ils tirent. Tu m’as poussée derrière les livres, la balle nous rate de peu. J’essaie de respirer. Tu me serres contre toi, je cède. Je tiens tes bras, fermement. J’ai peur que tu ne me lâches. J’ai honte de ce bien-être que je ressens aussitôt dans tes bras. Je veux rester là… Surtout, ne me lâche pas. Si tu me lâches, je suis morte. Ils ne veulent que moi. S’il est là pour moi, c’est pour me tuer.
Eh bien, fais-le ! Tue-moi, Kagan. Tue-nous. Moi, et celui qui se met entre nous. Ne me torture pas. Tire. Nous serons tes deux dernières victimes, les deux seuls que tu as encore besoin de tuer. Venge-toi, mais ne perds pas de temps. Je suis là, je le mérite. Je t’attends.
« Sarah, calme-toi, et reste là. »
Tu m’entraînes vers le fond, silencieusement. Cela ne nous épargnera pas. Le quatrième est toujours là, il prendra le relais : il nous vise alors que nous prenons encore le risque de nous déplacer. Il n’y aura ni chance, ni hasard. Tu trembles de plus en plus. Et je m’apaise. Je ferme les yeux, et je sais que je ne suis pas seule, parce que tu es là pour moi. J’ignore ce qui t’a conduit ici, si c’est le regret, le désir ou le destin, j’ignore si j’ai le droit de fermer les yeux ainsi et d’aimer ta présence, mais la mort peut m’atteindre maintenant. Je me sens en sécurité.
Tout à coup, l’arme est contre nous. Le quatrième partisan t’a pris par le cou, et fait un signe vers l’entrée : il a la situation en main. C’est le plus grand, le plus fort. Nous ne pouvons pas nous défendre. J’ouvre les yeux. Il pointe le canon sur mon front, puissant, menaçant. Il est pire que les autres, et semble moins humain, parce que le noir est obscur au point que je ne peux apercevoir ses yeux. Il a l’air d’un fantôme, d’un monstre sans âme ni visage, d’un robot qui n’aura pas de pitié ni de colère. Un robot qui nous tuera mécaniquement, parce qu’on le lui a ordonné. 



**********




Si la parole était d'or est le premier roman de cette identité. 
Voici sans plus attendre la quatrième de couverture :

Je déteste les hôpitaux. C'est blanc, laid, étouffant et triste. Hideux. Pas de rêves. Pas de musique. Je ne peux pas chanter. Ni jouer. Ni vivre. Qu'est-ce que je fais encore là ? Je veux vivre. J'ai mal et je veux vivre. J'ai mal de ne pas vivre et de croire que je vais mourir. J'ai toujours réussi à sortir : j'ai toujours su m'enfuir, même pour quelques heures, courir hors de ces murs et être rattrapée... mais libre.

Parfois, pour rien au monde je n'échangerai cette vie contre une autre. Parfois. Mais pas toujours.

Si la parole était d'or coûte 10 euros au format papier, mais seulement 0.99 euros au format numérique. N'hésitez pas à le commander, le lire et partager avec vos amis !

Pour commander, c'est ici : 

Et un petit extrait en plus :

« Je ne me suis jamais rendu compte que c’était ce qui m’était le plus précieux au monde : l’écriture. Pourtant, c’était le cas : même en pensant que je l’avais abandonnée pour toujours, elle était là. J’étais beaucoup trop timide pour écrire quelque chose de trop proche de moi et beaucoup trop rêveuse pour m’arrêter à ma vie de tous les jours. Mais toi, tu lisais mes messages, tu attendais la suite. Tu avais l’impression de lire une histoire. Comme un roman. Alors… c’est peut-être ce que je dois faire. Raconter ce qui m’est arrivé cette année, comme je le faisais pour toi ? Je ne suis pas sûre. Je ne veux pas que tout le monde connaisse ma vie. Mais ce ne sera pas vraiment ma vie, ce ne sera pas vraiment moi. On n’est jamais aussi loin de nous-mêmes que lorsqu’on essaie de se décrire, et je livrais sans doute beaucoup plus de moi-même dans mes récits fantastiques. Le personnage fantastique vit ce que je désirais vivre, il réagit comme je désirais réagir, il ressemble à ce que je désirais ressembler. Finalement, ce personnage n’est rien d’autre que l’idéal de ce que je désirais être. En voulant créer un personnage héroïque, j’ai fini par me représenter moi-même. Alors que si j’essayais de me décrire, je me simplifierais. Un être humain est complexe et libre ; un personnage tient en quelques pages et il n’est rien d’autre que ce qu’on en dit. Je ne serai jamais rien d’autre que ce que j’ai dit de moi. Je détesterai à coup sûr cette image que j’aurai peinte ; je la détesterai d’autant plus qu’elle sera comme un masque sur mon vrai visage, la façon dont autrui me verra et je ne serai plus moi.
Est-ce que je dois prendre le risque ? Je ne suis pas sûre, mais puisque c’est pour toi, je vais le faire. J’écrirai quelque chose. »

(à suivre...) 

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