Articles

Sélection du message

Je ne veux pas vivre de ma plume !

Je vais peut-être briser un mythe, et pourtant : tous les gens qui écrivent ne veulent pas devenir « écrivain ». Non, moi je ne veux pas. Et j’ignore pourquoi, c’est difficile à faire comprendre aux autres, encore plus depuis que mes livres se vendent bien, et que mes nouvelles sont téléchargées par milliers. Alors, depuis quelques mois, je subis la répétition incessante des questions : « pourquoi tu n’essaies pas de trouver un vrai éditeur ? Pourquoi tu ne vends pas tes livres plus chers - parce que, avouons-le, ce n’est pas en vendant 49 ct tes livres que tu vas gagner de l’argent – ? Pourquoi est-ce que tes nouvelles sont gratuites, alors qu’il y a plus de 100 téléchargements par mois ? » et la synthèse de tout ça : « Quand même, quand on fait un travail, il faut être récompensé de ce travail ! » Eh bien je le suis. Je me bats peut-être pour récupérer des commentaires Amazon, mais même ceux qui n’en mettent pas prennent parfois le temps de me dire qu’il ont aimé, ou que ça les a fai…

Mes lectures du mois # Novembre

Image
Souvent je lis cette remarque ridicule, voire absurde, sur les groupes de lecteurs ou d’auteurs autoédités sur les réseaux sociaux : « Aujourd’hui tout le monde écrit, mais personne ne lit. » Ah. A mon avis, quelqu’un qui ne lis pas ne peux pas écrire bien. Donc ceux qui écrivent lisent. D’ailleurs, ce serait étrange de prétendre que quelqu’un qui aime écrire n’aime pas lire à côté de ça. Alors, pour participer à la destruction de ce préjugé, je vais vous présenter les livres que j’ai lus ce mois-ci. Et peut-être les mois suivants aussi, si j’ai le temps. Comme ça vous verrez bien qu’un auteur lit… et même ce qu’il lit.
Ce mois-ci j’ai lu trois livres, je vais dire un mot sur chaque, en partant de celui que j’ai le moins aimé jusqu’à celui que j’ai préféré. Pour garder le meilleur pour la fin. Alors, je commence… prêts ?
Le cercle secret de L. J. Smith 
C’est quoi ce caca ? Bon, voilà, c’est à peu près ma réaction après l’avoir lu. J’ai trouvé ce livre dans la boite à lire de Nancy. J’a…

Le livre voyageur # Si la parole était d’or

Image
Après des mois de voyage, Si la parole était d’or est de retour à la maison ! (quoiqu’en temps, j’aie changé de maison…) Je voulais donc, en m’excusant de n’avoir pas pu dédier un article entier à chacun des lecteurs par manque de temps, faire un article de clôture en remerciant tous les participants qui ont joué le jeu, et m’ont laissé un petit mot dans le livre. Je suis heureuse de retrouver un livre dédicacé par vous tous, et je n’hésiterai pas à retenter l’expérience avec un autre roman !
Je remercie donc
- Julie https://www.instagram.com/un_livre_dans_la_main/
- Marilyne http://www.cosmogonies.org/ www.facebook.com/Cosmogonies
- Catherine http://partagedelecture.over-blog.com
- Laurent https://www.facebook.com/bonnesnouvelles2/ https://twitter.com/Stellicides
- Angélik https://www.facebook.com/refugelitteraire/ https://refugelitteraire.com/
…et Edwige, chez qui le livre a fait un détour, mais que je ne connais pas…

Merci encore à vous tous, et rendez-vous pour le prochain livre voyageur !

Conseils de lecture pour Terminales

Image
J’ai vu plusieurs fois, sur des groupes de lectures, des lycéens de Terminale (ou des parents inquiets !) demander des conseils de lectures « classiques » pour agrandir la culture littéraire pour le bac. Plutôt que de répondre à chaque fois individuellement, je pense qu’il sera plus utile de faire directement un article. Pour ce qui est du programme de Terminale L en littérature, je ne connais pas assez bien les œuvres au programme pour donner des conseils de lecture pertinents. En revanche, je vais faire une liste de livres qu’il est important d’avoir lus, et qui peuvent également être utilisés en philosophie, pour faire d’une pierre deux coups. J’ai déjà parlé de certains d’être eux – je mettrai donc les liens vers mes autres articles. Evidemment, ce n’est pas une liste exhaustive, et j’en referai peut-être une autre plus tard, si j’ai d’autres idées. Je vais d’ailleurs essayer de me limiter et de ne pas en mettre trop pour le moment, et ne pas vous surcharger de lectures dès le pre…

Mes 10 livres préférés

Image
Puisque plusieurs blogueurs, pour qu’on les connaissent un peu mieux, ont pris le temps de présenter les 10 livres qui ne les quittent jamais, à mon tour, je vais donner mes dix livres préférés (mon « Top 10 » même, puisqu’ils seront dans l’ordre), comme ça vous me connaîtrez mieux en tant que lectrice. Philo et littérature sont mélangées, il s’agit de livres que je pourrai relire indéfiniment sans jamais me lasser. Je vais essayer de me forcer à mettre 10 auteurs différents, sinon il risque d’y avoir l’intégral de Racine... Alors, c'est parti !

N°10 : La dame aux camélias, Dumas fils
Un choix un peu surprenant, et qui a été difficile. J’ai longuement hésité à le mettre dans mon Top 10 étant donné que j’ai un très lointain souvenir de ce livre et que je serais complètement incapable de le résumé. Mais il a quelque chose de symbolique pour moi, parce que c’est le premier long roman de littérature française que j’ai lu, au collège, emprunté à la bibliothèque municipale. Et c’est le rom…

Contre la mode de l’originalité : défense de la forme contre le fond

Image
Après m’être, il y a plusieurs mois, opposée à la mode du « commentaire constructif » des lecteurs, article que vous pouvez retrouver ici, j’espère à présent faire réfléchir sur une autre mode, le maître tout-puissant du commerce littéraire des dernières années, le tyran face auquel aucun résistant ne peut venir s’opposer… « L’originalité. » L’originalité semble être le nouveau critère du « bon livre » : ce n’est plus forcément le livre bien écrit, ni le livre le plus vendu, non, le bon livre est le livre original.
Mais de quelle originalité parle-t-on ? Pas l’originalité, évidemment, au sens où la défend Kant. Non, plutôt l’originalité de la « dictature du on » de Heidegger. Que dit Heidegger ? « Nous nous réjouissons comme on se réjouit ; nous lisons, nous voyons et jugeons de la littérature et de l’art comme on voit et juge ; plus encore nous nous séparons de la « masse » comme on s’en sépare ; nous nous « indignons » de ce dont on s’indigne. » Ce qui est original, c’est ce qu’on tro…

Tous les hommes sont mortels, et Algernon aussi

Image
Je réserve habituellement mes chroniques à des livres autoédités, pour diffuser au mieux cette pratique. Exceptionnellement, je voudrais parler de deux livres très connus, moins pour en faire une véritablement chronique que pour mettre en évidence ce que ces deux romans ont en commun : Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes, et Tous les hommes sont mortels de Simone de Beauvoir. Deux livres qui commencent à dater, comme vous pouvez le constater, surtout le second. Je vais dissiper immédiatement les craintes de ceux qui ont des problèmes avec la lecture des livres datant d’avant 1950 : Des fleurs pour Algernon est sorti en 1966, donc vous pouvez y aller, et il n’y a vraiment pas de difficulté de lecture à Tous les hommes sont mortels.
D’abord, une petite présentation rapide de l’un et de l’autre. J’ai lu Tous les hommes sont mortels il y a quelques années, et il fait partie des livres qui laissent une trace, des livres auquel on ne peut pas s’empêcher de penser encore des années apr…